6.6.09

Les ailes du vent

Je me plais souvent à être le poète qui n'écrit pas.

Dans mes rêveries déambulatoires se forment les vers les plus justes de la nature.
Je les rature et les triture pour qu'en vienne une certaine perfection.
Ensuite, je les dis à voix haute, au vent, puis je m'en vais.

Je préfère cette méthode, plutôt que de les rendre prisonniers du papier et de la postérité.

Ils sont plus en sécurité sur les ailes du vent.

8 remarques constructives:

Sycander a dit…

Excellent... pareil, je n'aurai pas su le dire mieux.

Cela dit, ça explique que le collinomètre soit bloqué. Pas de feu vert? :)


"En fait elle bondit sur lui comme un lwdecari sud-africain effectivement paré pour la guerre des bohers en effet"
François Bégaudeau, Vers la douceur

Remi a dit…

Très joli... mais une phrase me chagrine ou demande explication :"[...] les vers les plus justes de la nature .Je les rature et les triture pour qu'en vienne une certaine perfection"
Les vers des rêveries se sont formés au plus juste de la nature et pourtant il nécessite des ratures pour toucher à une perfection...
Qu'est qui me gêne :
Pas que les vers puissent être plus parfait que la nature, pas que l'on triture ou rature pour créer la perfection...
Ce qui me gêne est que la spontanéité d'une pensée aussi juste que la nature, qui, par un travail, se transforme et lui donne une perfection qui la dépasse, puisse être abandonné spontanément à l'imperfection de cette nature...

Flora a dit…

Merci mon super Barz pour plein de moments quand même pas mal chouettos de la mort qui tue entre les festoches, les pictionnary /vin rouge & le monde hostile du collège en milieu urbain.

Des potes comme toi ça se trouve pas sous le sabot d'un cheval ni même d'un cow boy ou d'un indien.

Tu restes ma Mme Mavel préférée & t'avoir en cours à mes côtés est toujours une expérience de folie, tu vas me manquer maintenant c'est malin!

Ta colline à la montagne commence pas mal à me démanger maintenant que je suis rentrée j'ai vraiment repensé à tout ça et j'ai envie d'avoir la suite alors tu sais ce qu'il te reste à faire!
Et puis je crois que je suis pas la seule & que ma horde de mini furies ado en a envie aussi.

Je sais pas s'ils t'écriront & si on a allumé des petites led dans leurs cerveaux & leurs palpitants mais j'aimerais bien.

En tout cas je vais surveiller ça d'un œil attendri comme une mère poule surveillant son œuf.

Et les gosses si vous passez par là touchez pas aux livres et aux études c'est mal.

Mais bon, si il y a ici quelques unes de ces petites canailles, qu'ils sachent que je les adore & qu'ils me font vivre quand même des grandes aventures malgré tout, même quand ils sont chiants ils sont attendrissants comme un gros plat de chatons sous amphétamines.

Ps: Si on ressuscitait l'ALOA? Tu sais que ça reccommence à me démanger d'écrire?

Sycander a dit…

Tu vas arrêter un jour d'inventer des profils et des noms pour faire ta pub?

en tout cas, merci Rémi, Tu gâches tout.

"Il était arrivé dans la ville russophile de Herstiev, où ça puait la misère la mort et le skye. Là, un homme crachait sur la beauté voluptueuse et douce sans fondement en effet, et ici une femme jetait des fleurs fanées au visage endolori-stupéfait de son conjoint ou mari je ne savais pas."
François Bégaudeau, Vers la douceur

Lucas a dit…

Faut pas se moquer de l'écriture de Bégaudeau, c'est un ancien punk donc c'est normal qu'il sache pas bien écrire. Nous les punks on est comme ça, on sait pas bien écrire et on assume. Faut juste assumer, quoi, certes.

Remi a dit…

Tu as raison Lucas : Faut juste assumer... mais surtout ne pas écrire^^...

Je n'ai rien contre Bégaudeau, j'ai rien lu, rien vu, de ce qu'il a fait excepté ce que Sycander nous présente... Mais s'il s'agit juste de se créer une tête de turc parmi les auteurs contemporains, ça me plait... Moi ça serait michel houellebecq

Barz a dit…

Bon, on est d'accord tous ensemble :
Syncander : En fait, La Colline à la montagne a déjà été envoyé en plusieurs exemplaires dans le vent. T'as rien entendu ?
Rémi : Ouais, je mets des incohérences mais n'est pas d'Ormesson qui veut.
Flora : Je sais, j'suis formidable.
Lucas : Punk is dead. Ah ah.

"Après m'être enfilé la fin du surac, j'ai baissé son string pour en mesurer les effets." Michel Houellebecq

Remi a dit…

Poésie et sensualité !!! Merci Michel

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