9.10.09

Remerciement

J'aimerais profiter de cet espace lu par des milliers de personnes (par an) pour adresser un message important :

Je tiens à remercier les conducteurs de métro qui permettent l'ouverture des portes quelques secondes avant l'arrêt complet du train. Oui, ouvrir la porte et descendre alors que ça roule encore procure une sensation inouïe, l'impression de vivre un western parisien, de se faire courser par des indiens, de passer d'un train de marchandises à un autre, ... Oui, messieurs, merci.

24.9.09

Rentrée (3)

Quand on est mordu de littérature, le bonheur se cache parfois (souvent) dans des textes écrits dans une langue que l'on ne comprend pas, ou peu. Quelque peu une bille en anglais, comment aurais-je fait pour apprécier John Fante s'il avait fallu que je me torture péniblement en le lisant en VO ? Alors il y a les traducteurs, ces passeurs de sensations fortes. Quand, en terminant Demande à la poussière de Fante, ou bien plus récemment La route de McCarthy, je me retrouve dans un état second, subjugué par l'atmosphère dans laquelle j'ai été plongé durant quelques centaines de pages, à qui dois-je mon ressentir ? À l'auteur certainement, mais au traducteur également. Surtout au traducteur ? Peut-être...
Brice Matthieusent a traduit les romans de John Fante en français, mais aussi certains de Kerouac, Miller, Harrison, Bukowski, et plein d'autres. Auteurs qui, pour la plupart, me procurent un plaisir intense. Alors lorsque sort un livre signé Brice Matthieusent, inutile de dire que je me précipite dessus. Chose que j'ai faite sur le bien nomme Vengeance du traducteur.

Le pitch ? Un traducteur français (B.M.) prend quelques libertés en traduisant un roman américain qu'il a reçu. Il supprime des mots, des paragraphes entiers, et en rajoute aussi. De quoi parle ce fameux roman ? Des conflits entre un auteur français écrivant (N.d.T.) et son traducteur américain... Inutile de dire que cette situation capilo-tractée n'est qu'un prétexte pour un exercice de forme plus que de fond, bousculer un peu les codes de la mise en page romanesque, vu que la première partie du roman est constituée de... notes de bas de page !

Le livre aurait pu être une vraie pépite d'humour et d'audace s'il ne se perdait pas après une centaine de pages, se mordant la queue gentiment.


21.9.09

Exercice

Pour la semaine prochaine :

Munissez-vous d'un arrosoir et déversez le contenu sur une passoire. Répétez l'opération jusqu'à ce que l'eau passe directement par les trous de la passoire, laissant celle-ci sèche après l'opération.

12.9.09

Autobiographie partielle

À l'âge de vingt-trois ans, je constatai après diverses expériences que l'orifice de mon oreille gauche était effectivement plus grand de quelques millimètres que celui de mon oreille droite.

10.9.09

Rentrée (2)

En 1957, Jack Kerouac écrivait Les clochards célestes, une ballade poétique dont le but absolu était de fuir. La ville, les hommes, la terre, afin de se concentrer sur la seule chose qui vaille et qui fasse voyager, l'esprit.

En 1952, Jean-Paul Clébert publiait Paris insolite, un autre récit de clochard. Mais ici, le clochard est on ne peut plus terrestre, et c'est dans ce Paris d'après-guerre qu'il se plonge le temps d'un hiver afin de révéler les combines pour dormir, manger, boire et baiser. De quartier en quartier, de bar en bistrot, le voyage se fait toujours à pied et de préférence en bonne compagnie (les amis sont souvent indispensables dans ces cas-là). Le tout agrémenté de photos de Patrice Molinard, ce livre qui sent le vin et le macadam vient d'être réédité par les éditions Attila - jeune maison d'édition dont l'un des leitmotivs est de faire re-découvrir des beautés oubliées, je vous conseille donc tout leur catalogue, notamment La tombe du tisserand de Seumas O'Kelly.

Les amoureux de Paris risquent d'y trouver leur bonheur, les autres aussi...



8.9.09

Papillon

J'aimerais, comme ce papillon de nuit trop entreprenant, mourir écrasé dans ton décolleté.

5.9.09

Archive : Avril 2008

Non, ce n'est pas Yoshi. Et pas moi non plus.

4.9.09

Rentrée (1)

1er livre lu de cette rentrée, Les ombres disparues d'Hasan Ali Toptas (Plon).

Un livre entre le rêve et le cauchemar. Dans un village qu'on suppose en Turquie (l'auteur est Turc) à une époque que l'on suppose à peu près contemporaine (il y a des voitures, mais certains personnages se déplacent à cheval), des évènements étranges se produisent, des disparitions, ou bien sont-ce des enlèvements, et des meurtres, ou bien des suicides... Le tout enchevêtré de discussions très beckettiennes chez le barbier et de légendes imprégnées dans l'imaginaire des villageois.

Pas évident à aborder, un livre qui se lit doucement pour avoir l'œil sur les envolées lyriques et les indices permettant d'avancer dans ce labyrinthe onirique.

Souvenirs Souvenirs...